19 mai 2011

En chemin, j'ai rencontré...



En prenant, une vieille berline à minuit à Paris, un jeune auteur américain un peu perdu peut rencontrer Dali et Picasso, Hemingway et Fitzgerald, Gertrude Stein et Joséphine Baker... Woody est en forme ! en grande forme !

En prenant la route pour Ashiya, on arrive dans une étrange maison  et l'on tombe nez à nez avec un hippopotame nain qui s'appelle Pochiko... Après le décès de son père et pendant que sa mère reprend des études, la petite Tomoko, 12 ans, part vivre une année chez son oncle et sa tante. Elle va nouer une amitié très forte avec sa cousine, la belle Mina qui passe ses journées à lire et collection les boîtes d'allumettes qui lui inspirent des histoires, celles d'un éléphant à bascule ou d'une étoile filante.  Comme dans tous les romans de Yoko Ogawa, il y a des choses étranges et de la poésie, des gens qui disparaissent et le fil de la vie auquel on s'accroche coûte que coûte pour garder l'équilibre.

En montant les 6 étages qui mènent chez Madame Rosa en plein Belleville, on croise Momo : " Je devais avoir trois ans quand j'ai vu Madame Rosa pour la première fois. Avant on n'a pas de mémoire et on vit dans l'ignorance. J'ai cessé d'ignorer à l'âge de 3 ou  4 ans et parfois ça me manque". Madame Rosa est juive, elle tient un clandé pour enfants de prostitués. Momo est arabe. La vie devant soi, c'est leur histoire d'amour jusqu'à la mort, jusqu'au trou juif. En préface, Emile Ajar, a choisi ces mots "Ils ont dit : "Tu es devenu fou à cause de Celui que tu aimes. J'ai dit : "La saveur de la vie n'est que pour les fous." Yâfi'î / Raoudh al rayâhîn.
J'ai envie de relire des livres importants car on les oublie, car on les lit autrement.

Minuit à Paris de Woody Allen ***
La marche de Mina de Yoko Ogawa ***
La vie devant soi de Romain Gary (Emile Ajar) Chef d'oeuvre