18 avr. 2009

Le goût de l'enfance

A l'occasion du décès de la photographe New-yorkaise Helen Levitt, j'ai eu beaucoup de plaisir à m'immerger dans ses photos d'enfants des rues de New-York prises dans les années 60. 

Comme j'en ai eu, il y a peu, à voir "L'Argent de poche", film de François Truffaut tourné en 1976 qui raconte le quotidien d'enfants à Thiers, dans le Puy-de-Dôme. Des enfants qui vivent la fin de l'année scolaire puis le début des vacances. Les événements de chaque jour font que leurs vies s'entrecroisent et rencontrent aussi celles des instituteurs, Melle Petit et M. Richet, un Jean-François Stevenin génial.

J'aime infiniment le regard de cette photographe et de ce cinéaste sur l'enfance.

HELEN LEVITT





L'ARGENT DE POCHE





12 commentaires:

  1. Je me souviens de "L'argent de poche"... que j'ai vu quand j'étais quasiment gamine. J'avais été épatée par le culot des gamins et par la profonde humanité de l'instit. Truffaut nous manque.

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  2. Ces photos sentent le bonheur (-:
    Elles sont sublimes...merci pour ce beau moment !

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  3. tres tres chouettes photos,
    les looks sont extras,
    on pourra bientôt faire les même photos ou presque de nos enfants, ce look revenant à fond la caisse !
    biz

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  4. Je te suis complètement.
    La troisième photo est particulièrement belle

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  5. J'adore les photos d'Helen Levitt. J'ai été très triste en apprenant sa mort.
    Je ne connais l'argent de poche de Truffaut. Il faudra que je le vois.

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  6. Merci pour cette découverte photographique très intéressante...

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  7. La troisième photo me touche beaucoup...!

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  8. J'avais vu l'expo d'Helen Levitt en 2007, elle était très chouette.
    Par contre, je ne connais pas ce film de Truffaut mais tu me donnes très envie de le voir.

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  9. Merci, tu me donnes envie de regarder ce film et les photos.

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  10. L’Argent de poche, c’est aussi ce beau discours de l’instituteur, à la fin…

    “Un enfant malheureux, un enfant martyr se sent toujours coupable et c’est cela qui est abominable.
    Parmi toutes les injustices qui existent dans le monde, celles qui frappent les enfants sont les plus injustes, les plus ignobles, les plus odieuses. Le monde n’est pas juste et il ne le sera jamais. Mais il faut lutter pour qu’il y ait davantage de justice. Il le faut, on doit le faire. Les choses bougent, mais pas assez vite. Elles s’améliorent, mais pas assez vite... Les adultes, lorsqu’ils le veulent vraiment. peuvent améliorer leur sort. Mais, dans toutes ces luttes, les enfants sont oubliés, il n’existe aucun parti politique qui s’occupe réellement des enfants, des enfants comme Julien ou des enfants comme vous. Et il y a une raison à cela, c’est que les enfants ne sont pas des électeurs. Si on donnait le droit de vote aux enfants, vous pourriez réclamer davantage de crèches, davantage d’assistantes sociales, davantage de n’importe quoi, et vous l’obtiendrez, car les députés voudraient avoir vos voix. Par exemple, vous pourriez obtenir le droit d’arriver une heure plus tard en hiver, au lieu de venir en courant dans la nuit.
    Je voulais vous dire aussi, c’est parce que je garde un mauvais souvenir de ma jeunesse et que je n’aime pas la façon dont on s’occupe des enfants, que j’ai choisi, moi, de faire, le métier que je fais : être instituteur. La vie n’est pas facile, elle est dure, et il est important que vous appreniez à vous endurcir pour pouvoir l’affronter.
    Attention, je ne dis pas à vous durcir, mais à vous endurcir.
    Par une sorte de balance bizarre, ceux qui ont eu une jeunesse difficile sont souvent mieux armés pour affronter la vie adulte que ceux qui ont été protégés, ou très aimés. C’est une sorte de loi de compensation. La vie est dure, mais elle est belle puisqu’on y tient tellement; il suffit qu’on soit obligé de rester au lit à cause d’une grippe ou d’une jambe cassée pour s’apercevoir qu’on a envie d’être dehors, de se balader, pour s’apercevoir qu’on aime vraiment beaucoup la vie... »

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  11. @ PMB : je découvre votre commentaire. Merci beaucoup ! J'étais très touché par ce discours de l'instituteur à la fin du film...Où l'avez vous trouvé ?

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  12. Bon, je reviens tard....

    Bonne question, mais je ne sais plus :-(

    Peut-être dans un livre consacré à Truffaut ?

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Merci beaucoup à vous qui passez par là et qui prenez le temps de laisser un commentaire.